Gyromitra esculenta
La Fausse morille (Gyromitra esculenta) est un champignon à l'allure particulière, en forme de cervelle, plus fréquent en altitude au-dessus de 500 m qu'en plaine. Elle était considérée comme un excellent comestible jusqu'en 1992… mais suite à plusieurs accidents, parfois mortels, elle a été interdite en France et en Europe.
Sa toxicité vient de la gyromitrine, un composé partiellement thermolabile mais dont la cuisson ne supprime jamais totalement le risque, y compris après les préparations traditionnelles autrefois utilisées pour la rendre consommable.
Les morchellacées comptent aujourd'hui une quinzaine d'espèces répertoriées, parmi lesquelles se trouvent d'excellents comestibles : les vraies morilles. Il ne faut jamais les confondre avec la fausse morille.
Un seul geste tranche : coupez le champignon en deux dans la longueur. C'est la structure interne, bien plus que la couleur, qui la distingue des vraies morilles.
Elle apparaît de la fin de l'hiver au printemps, souvent peu après la fonte des neiges, en même temps que les premières vraies morilles.
Elle est plus fréquente en altitude, au-dessus de 500 m, qu'en plaine. On la trouve typiquement en forêt de montagne, souvent sous les conifères, dans des zones fraîches et humides près de la fonte des neiges.
Son habitat et sa saison recoupent largement ceux des vraies morilles, ce qui explique la fréquence et la gravité des confusions chez les cueilleurs peu expérimentés.
Oui, avec les vraies morilles, des comestibles très recherchés. C'est précisément cette ressemblance qui rend la fausse morille dangereuse pour les cueilleurs peu expérimentés.
La gyromitrine est en partie thermolabile, ce qui a longtemps entretenu l'idée d'un champignon rendu sûr par la cuisson. Le risque n'est en réalité jamais totalement éliminé — d'où son interdiction depuis 1992.