Fomitopsis betulina
Le Polypore du bouleau (Fomitopsis betulina, anciennement Piptoporus betulinus) doit une partie de sa notoriété à une découverte archéologique célèbre : des fragments de ce champignon ont été retrouvés sur Ötzi, la momie des glaces vieille de plus de 5 300 ans.
Il n'est pas comestible pour l'homme : sa chair, élastique et coriace, ne se prête à aucun usage culinaire. Il possède en revanche une longue tradition d'usage médicinal, notamment comme antiseptique et cicatrisant.
Il appartient à la famille des Fomitopsidacées et se développe exclusivement sur le bouleau, mort ou mourant, dont il provoque la pourriture brune du bois.
Sa forme en sabot de cheval et son lien exclusif avec le bouleau en font l'un des polypores les plus faciles à identifier avec certitude.
Il peut être observé toute l'année : c'est un champignon annuel, mais son sporophore, une fois momifié, reste visible longtemps sur l'arbre.
Il pousse exclusivement sur le bouleau, mort ou mourant, colonisant troncs et branches, où il provoque une pourriture brune caractéristique du bois.
Très commun partout où le bouleau est présent, en plaine comme en moyenne montagne, il persiste souvent sur les arbres tombés au sol.
Sa forme en sabot rappelle d'autres grands polypores, mais son lien exclusif avec le bouleau élimine la plupart des risques de confusion.
Le Polypore du bouleau ne se mange pas, mais il occupe une place unique dans l'histoire humaine grâce à ses usages traditionnels bien documentés.