Bolet radicant (Caloboletus radicans) au chapeau crème-grisâtre, pores jaunes bleuissants
Toxique · Bolétacées

Bolet radicant
À écarter absolument

Caloboletus radicans (Boletus radicans)

Toxicité
Toxique confirméTroubles gastro-intestinaux sévères
Saison
Été — AutomneSelon l'humidité locale
Habitat
Chênaies calcicolesPrédilection pour le chêne vert
Odeur
Peu agréableChair très amère
Famille
BolétacéesChair bleuissant nettement
01 — Présentation

Toxique
et amer, à éviter

Le Bolet radicant (Caloboletus radicans, anciennement Boletus radicans) est un bolet massif au chapeau pâle, dont la toxicité a été confirmée en 2012 par une équipe de mycologues suisses ayant compilé plusieurs cas d'intoxications entraînant de sévères troubles gastro-intestinaux.

Sa chair, d'une amertume marquée, dissuade en principe toute consommation accidentelle en quantité — mais un cueilleur pressé, trompé par sa ressemblance avec le cèpe d'été, peut passer outre ce signal d'alerte pourtant très net.

Il appartient à la famille des Bolétacées. Son surnom de « radicant » vient de son pied qui se termine souvent en pointe, comme parsemé de petites racines.

Toxicité
Confirmée
Troubles gastro-intestinaux sévères
Intérêt culinaire
Aucun
Non comestible, chair amère
Fréquence
Peu commune
Chênaies calcicoles, surtout au sud
02 — Identification

Comment le
reconnaître ?

Un chapeau pâle, des pores jaunes bleuissant nettement, et une amertume immédiate et sans appel dès qu'on y goûte : ce trio suffit à écarter ce bolet.

Chapeau
5 à 15 cm, sec, crème-grisâtre à gris-jaune pâle, plus brun avec l'âge.
Pores
Jaune citron, bleuissants nettement au toucher.
Pied
5 à 15 cm, jaune, parfois bulbeux et en pointe à la base, réseau jaune surtout au sommet.
Chair
Jaunâtre ou blanchâtre, bleuissante, très amère.
Odeur
Peu agréable.
Famille
Bolétacées, genre Caloboletus — les « bolets amers », tous à écarter de l'assiette.
Critère absolu
Goûtez toujours un minuscule fragment de chair avant de récolter un bolet bleuissant douteux : une amertume immédiate et intense doit faire renoncer à la cueillette, sans exception.
03 — Quand le trouver

Calendrier
de fructification

Il apparaît de l'été à l'automne, avec une préférence pour les périodes chaudes et sèches, en tout début de saison des bolets.

Jan
Fév
Mar
Avr
Mai
Jun
Jul
Aoû
Sep
Oct
Nov
Déc
04 — Où le trouver

Habitat
& distribution

Espèce plutôt calcicole, il affectionne les climats doux et se cantonne le plus souvent au sud de la France et de l'Europe. Sa préférence va aux feuillus, notamment le chêne vert et parfois le hêtre.

Assez répandu dans les zones propices à son développement, il n'est pour autant pas rare de le croiser sur les mêmes talus et lisières que le cèpe d'été, ce qui explique en partie les confusions rapportées.

Repère utile
Sur sol calcaire, sous chêne vert, en plein été : la vigilance doit redoubler face à tout bolet bleuissant au chapeau pâle rencontré dans ces conditions.
05 — Confusions

Peut-on
le confondre ?

Le vrai danger vient de sa ressemblance avec un excellent comestible d'été. D'autres confusions possibles concernent des bolets tout aussi peu fréquentables.

Cèpe d'été (Boletus reticulatus)
Excellent comestible — confusion la plus fréquente et la plus problématique. Sa chair ne bleuit pas ou très peu, reste douce, et son chapeau est brun clair à brun foncé, réticulé, jamais crème-grisâtre.
Bolet Satan (Rubroboletus satanas)
Toxique. Nettement plus massif, aux pores rouge vif à rouge sang et au pied très renflé, contre des pores restant jaunes chez le Bolet radicant.
Bolet à beau pied (Caloboletus calopus)
Toxique, également très amer. Cousin proche du Bolet radicant, avec un réseau rouge plus net sur le pied, souvent en forêt de montagne.
Règle de sécurité
Face à tout bolet dont la chair bleuit à la coupe, goûtez systématiquement un minuscule fragment avant récolte : une amertume franche doit toujours conduire à laisser le champignon sur place.
Toxicité & précautions

Toxique confirmé,
à écarter systématiquement

Le Bolet radicant n'est pas un simple champignon décevant : sa toxicité gastro-intestinale a été formellement établie par des études mycologiques. Aucune préparation ne le rend consommable.

Pourquoi il est dangereux
  • Toxicité confirmée en 2012 par une équipe de mycologues suisses, sur plusieurs cas d'intoxications recensés
  • Troubles gastro-intestinaux sévères : nausées, vomissements, douleurs abdominales
  • Chair extrêmement amère, qui persiste même après cuisson
  • Confusion possible avec le cèpe d'été par un cueilleur pressé
  • Aucune vertu culinaire ne justifie de passer outre l'amertume
Que faire
01
Ne jamais consommer ce bolet, quelle que soit la préparation envisagée.
02
Goûter systématiquement un petit fragment cru de tout bolet bleuissant douteux avant de le récolter : l'amertume est un signal fiable.
03
Vérifier la chair du cèpe d'été suspecté : chez le vrai cèpe, elle ne bleuit pas ou à peine.
04
En cas de troubles digestifs après ingestion d'un bolet douteux, contactez sans attendre le centre antipoison (3114) ou le SAMU (15).
Questions fréquentes

Tout savoir sur
le bolet radicant

Le bolet radicant est-il toxique ?
Oui. Sa toxicité a été confirmée en 2012 par une équipe de mycologues suisses ayant recensé plusieurs cas d'intoxications entraînant de sévères troubles gastro-intestinaux. Sa chair est en outre extrêmement amère.
Comment reconnaître le bolet radicant ?
Chapeau crème-grisâtre à gris-jaune pâle, pores jaune citron bleuissant nettement au toucher, pied jaune parfois bulbeux et en pointe à la base, orné d'un réseau jaune surtout au sommet, et chair amère qui bleuit à la coupe.
Où et quand trouver le bolet radicant ?
Dans les bois de feuillus, avec une nette prédilection pour le chêne, sur sols plutôt calcaires, de l'été à l'automne.
Avec quoi peut-on confondre le bolet radicant ?
Avec le cèpe d'été, dont la chair ne bleuit pas ; avec le bolet Satan, plus massif et aux pores rouges ; et avec le bolet à beau pied, également toxique. Le bleuissement immédiat de la chair et l'amertume sont des signaux d'alerte à ne jamais ignorer.
Que faire en cas d'ingestion accidentelle ?
Contactez sans attendre le centre antipoison (3114) ou le SAMU (15) en cas de troubles digestifs après consommation d'un bolet dont l'identification est incertaine.